Dans cette exposition, la musique donne vie à des céramiques.

crédit photo : Jérémie Logeay.

Trois céramistes de la région ont travaillé sur des sculptures connues dans une optique particulière : ces sculptures sont exposées dans le noir et sont éclairées et dotées d’une ambiance sonore au passage des visiteurs.

Les trois ont travaillé avec un même musicien, Bruno Reichmann, pour faire dialoguer au mieux l’œuvre et la musique.

Les sons prélevés dans un premier temps dans les ateliers des trois céramistes sont ensuite retravaillés en studio pour devenir une composition musicale qui accompagne le visiteur tout au long de sa découverte.

« Le point de départ est né d’un désir commun : amener à porter un regard différent sur les œuvres de céramique contemporaine, en quelque sorte freiner, ralentir le temps, amener le spectateur dans une dimension, un espace personnalisé, pour chaque pièce (…). Le point de départ : tout d’abord la collecte de la matière sonore au sein même des ateliers, des lieux de création, une rencontre sensible avec les artistes. Vient ensuite en studio la transformation du bagage enregistré, la mise en espace sonore et puis inattendue l’harmonie ose s’ inviter dans ce paysage abstrait … intervient alors dans un deuxième temps la lumière, trois points qui évoluent, qui doucement voudrait dévoiler autrement les contours, les angles, le façonnage, les engobes, émaux, nés sous les mains aimantes du céramiste et enfin révélés par la flamme, par le feu … Accompagner autrement le spectateur visiteur découvreur à faire vivre et revivre encore et toujours l’oeuvre d’art, la vie, humblement … »

Bruno Reichmann

Avec Flore Loireau, également commissaire de l’exposition, qui travaille à Gragnague (31), Gisèle Buthod-Garçon, de Saint Quentin-la-Poterie (30) et Jean-François Delorme, installé à Lauzerte (82).

Centre Céramique de Giroussens

Jusqu’au 2 avril