Originaire du Lot, Raphaël Languillon-Aussel a fondé Artopial courant 2015. Il voulait défendre les artistes qu’il apprécie grâce à cette galerie virtuelle.

Artopial est une combinaison de l’ART, de l’UTOPIE et de l’ANIMAL : « c’est un clin d’œil d’une part à l’opposition nature-culture qui est ici plutôt réunie, et d’autre part à la force de la création contemporaine, quelque chose d’animal et de brut qui vient du fond de notre nature humaine » précise le créateur.

Créer une entreprise virtuelle lui permet à la fois d’éviter des coûts supplémentaires (loyer et charges), et de continuer à se consacrer à ses travaux d’enseignant-chercheur en économie urbaine et en aménagement tout au long de l’année.

Une collectionneuse, Raphaël et une œuvre de Jean-Claude Da Fanti (février 2017) Crédits photo: Artopial©

Cette jeune galerie est forte d’un deuxième projet, qui a abouti grâce au financement participatif via KissKissBankBank, il y a quelques semaines. Cette campagne visait à présenter un artiste nîmois et colliourenc à la Soei Gallery au Japon : Jean-Claude Da Fanti et sa nouvelle série rendant hommage aux  »Nymphéas » de Claude Monet. En effet, Raphaël est très attaché à l’île nippone et souhaite promouvoir les artistes des Pyrénées-Orientales et autres départements de ce côté de l’Atlantique. Un projet ambitieux et tout à fait réalisable !

Une œuvre de Max Rovira (avril 2016) – Crédits photo: Artopial & B612©

Artopial représente également Max Rovira (Collioure), Patrice Kauffmann (Cahors), François Bresson (Périgueux), Gary Indy (Gourdon), Mark Temlett (Paris) et Shoichi Tsurukawa (Tokyo) : des choix éclectiques qui concernent autant la peinture que la sculpture.

De plus, ces plasticiens sont autant des  »confirmés » que des autodidactes : un moyen de donner une chance à tous les profils d’artistes. Max Rovira a d’ailleurs été le premier artiste qu’il a présenté au Japon au printemps 2016 : le public a su apprécier ses toiles colorées représentant des scènes de la vie quotidienne ou des personnalités mondialement reconnues comme Albert Einstein par exemple.

D’autres artistes viendront au fil du temps, des artistes femmes que le galeriste a déjà repéré. Le but de ce jeune homme étant de présenter des artistes du Sud-Ouest de la France au Japon, et des artistes japonais en France. Il travaille actuellement avec trois galeries japonaises, toutes basées à Tokyo : T-Box, Soei Gallery et Kinosho Kikaku. Il collabore également avec une start-up parisienne vendant de l’art et faisant la promotion des galeries en ligne :  »Achetez de l’Art » .

Article rédigé par Pauline raconte l’Art©