Eric Bavoillot et Martha Arango

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Double exposition qui démarre ce vendredi à la galerie Sophie Julien : peintures et collages pour Eric Bavoillot, sculptures pour Martha Arango.

Des créatures oniriques inspirées entre autre de son Mexique natal pour Martha Arango, des collages qui permettent à Eric Bavoillot des relectures très libres d’épisodes de l’histoire ou de l‘histoire de l’art.

Eric Bavoillot, Votre travail aujourd’hui est centré sur le collage. Est-ce une rupture avec la période précédente, davantage centrée sur la peinture ?

Mes différentes séries sont souvent l’occasion de rupture technique en phase avec les thèmes abordés. C’est dans ces ruptures qu’on peut se surprendre soi-même, ce qui est quand même ce que doit chercher le créateur. Pour autant le collage a toujours été un peu présent dans mon travail, y compris quand je travaillais de grandes toiles dont le motif principal était une arabesque abstraite peinte quasiment d’un seul trait : dans cette grande abstraction figuraient toujours des petits motifs figuratifs, soit peints, soit collés…

Aujourd’hui, c’est l’inverse : le collage est l’objet principal et la peinture peut éventuellement intervenir dans un second temps. C’est d’abord un long travail de recherche et de sélection de photos sur le web. Je compose ensuite un assemblage rudimentaire sur ordinateur avant de procéder aux tirages et agrandissements photos. Je crée ensuite ma composition de collages que je recouvre d’une plaque de plexiglas et interviens éventuellement à la peinture sur cette surface.

 Apropos du travail de Martha Arango

« Transformer la matière, c’est pour moi,
donner existence à des êtres qui symbolisent
mes sensations, mes désirs, la réalité de ma nature profonde.

Mon oeuvre est le résultat d’un dépouillement de visions puisées dans la pensée collective.
Je joue avec ces visions
et je joue avec la matière
pour créer mes propres significations
et mes propres symboles.

Etablir une connexion entre la nature et mon esprit, entre mon entourage, mes sensations et pensées, instant magique où mes émotions se matérialisent. »

L’exposition est visible du mercredi au samedi les après-midis jusqu’au 27 mai – Galerie Sophie Julien à Béziers