Jean-Xavier Renaud : « Ceux qui voient dans l’art un moyen de gagner du pognon… Qu’ils vendent plutôt des Hummer ou des armes! « 

Jean-Xavier Renaud, Paris Hilton (Torche-Cul), 2015. Huile sur toile, 130 x 195 cm. Courtesy galerie Dukan, Paris. Photo : Jean-Xavier Renaud.Jean-Xavier Renaud, Apéro à Aix, 2014. Huile sur toile, 130 x 195 cm. Courtesy galerie Dukan, Paris. Photo : Jean-Xavier Renaud.Jean-Xavier Renaud, Disparition des espèces, 2015. Aquarelle sur papier, 77 x 111 cm. Collection particulière. Photo : Jean-Xavier Renaud.Jean-Xavier Renaud, Hauteville- Texas, 2016. Huile sur toile, 312 x 450 cm. Courtesy galerie Dukan, Paris. Photo : Jean-Xavier Renaud.Jean-Xavier Renaud, Agneaux, 2014. Huile sur toile, 130 x 195 cm. Collection particulière. Photo : Jean-Xavier Renaud.

Jusqu’au 24 juin – Le Parvis scène nationale Tarbes Pyrénées

Trublion de la scène française, Jean-Xavier Renaud porte un regard acéré et tranché sur des sujets qui touchent nos vies quotidiennes comme le travail, les médias, la politique ou encore l’écologie. Il est à l’affiche de l’exposition « Canons » au Parvis, de Tarbes.

Jean-Xavier Renaud manie aussi bien la peinture à l’huile, les dessins au stylo bic, l’encre de Chine et autre pour mettre à profit sa vision décalée et iconoclaste de la société. Il construit des récits dénonciateurs de tous nos conformistes et du dictat des norme collective.

Loin de l’atmosphère mondaine de l’art contemporain,  Jean Xavier Renaud s’imprègne de la campagne où il a élu résidence, de ses paysages, son agriculture, ses habitants et de sa politique locale. Ainsi, les médias, mais aussi les conversations de bistrots, les disputes entre voisins, les querelles de clochers nourrissent régulièrement ses créations. Et l’artiste ne fait pas mystère du traitement qu’il réserve aux protagonistes de ses coups de gueule.

Sa peinture, véritable catharsis, lui permet en effet d’évacuer, tout en les dénonçant, la vulgarité et la violence du quotidien. Comme si elle était le résultat d’une réaction épidermique à la médiocrité humaine.

« L’art doit être vivifiant. Même si on se trompe, ce n’est pas grave, tant qu’on a réactivé l’intelligence ! Ceux qui voient dans l’art un moyen de gagner du pognon… Qu’ils vendent plutôt des Hummer ou des armes! » ironise t-il.