Melkan Bassil : « Quoi de plus universelle qu’une planète à caractère local. « 

Melkan BassiMelkan BassiMelkan BassiMelkan Bassil : Mauguio CarnonMelkan Bassil : Le Jardin de la MotteMelkan Bassil : Mauguio Carnon

Melkan Bassil est photographe. Son travail est essentiellement axé sur la découverte et la présentation du patrimoine historique, culturel et naturel en France et dans le monde. Dans le cadre de « Regards d’ici et là », il présente des lieux emblématiques de Mauguio-Carnon sous forme de petites planètes avec des panoramas à 360-degrés. Nous l’avons rencontré.


Art dans l’Air : Vous exposez pour la 2ème fois à Mauguio, quel lien avec vous avec cette ville ?

Melkan Bassil : Cette exposition a été créée en 2014, je considère sa réédition dans le cadre de « Regards d’ici et là » comme un honneur fait à ce travail. Il s’est en effet créé une belle relation avec la commune, je me sens attaché à ce territoire et à son caractère authentique. 

ADA : Vous transformez des paysages en sorte de mini-planète, d’où vous est venu cette idée de conception?

Melkan Bassil : Pour ma première exposition en 2010, je cherchais un moyen de créer un attachement visuel entre une image de patrimoine et le spectateur, une accroche instantanée. Je voulais créer des images qui soient à la fois une porte d’entrée vers l’exploration mais aussi un support pédagogique fort. Quoi de plus universelle qu’une planète à caractère local !  

Ces images offrent 2 niveaux de lecture, naturellement elles stimulent l’imaginaire, puis elles permettent une exploration virtuelle de chaque lieu grâce à l’association du Flash code. 

ADA : Comment arrivez-vous à ce type de résultat?

Melkan Bassil : A partir d’un panorama à 360-degrés composé de 8 à 10 images, manipulé numériquement. Les tirages peuvent donc être très grands et de très haute définition. Au début, je proposais d’utiliser une loupe pour explorer chaque planète d’une exposition, mais aujourd’hui c’est le smartphone 🙂

ADA : Comment avez-vous débuté dans le monde l’art ? 

Melkan Bassil : Je ne suis pas vraiment lié au monde de m’art. Je me considère plus un photographe de patrimoine et de documentaire. Mes démarches dites artistiques sont pour moi des explorations essentielles de mon métier et de sa vocation à sensibiliser par l’image le public à son environnement.

ADA : Vous êtes dans la peau du spectateur de votre exposition, quelle est votre réaction ?

Melkan Bassil : Je me sens transporté vers un lieu inconnu qu’il me semble pourtant reconnaître. Je me sens plus curieux… 

Jusqu’au 31 mars – Galerie d’art Espace Morastel, 531 avenue de 8 mai 1945,  Mauguio