Michel Grisvar

Bananes 1Bananes 2Deux robesFleurs 3Fleurs 1Fleurs 2Fleurs 4GorillePhoto mur peintPhoto mur peint

 

Ville : Lunel – Département : Hérault

 

 

Splashing et dropping

 ✚  Concernant votre travail, vous aimez parler de « hasard maîtrisé ». Comment le définiriez-vous ?

Je peux vous citer des artistes qui m’ont influencé dans des directions vraiment variées. J’apprécie autant certains figuratifs comme Miquel Barcelo ou Fabrice Hybert, que des abstraits comme Hans Hartung par exemple. Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est en quelque sorte de faire une fusion de tout cela, en utilisant des techniques où le hasard a une grande part, comme le splashing (éclabousser directement la toile) ou le dropping à la manière de Jackson Pollock : laisser tomber des gouttes de peintures à distance sur la toile. Mais j’essaie d’utiliser ces techniques qui m’imposent des traces, tout en maîtrisant au maximum le hasard.


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Vous avez longtemps vécu en Afrique. Est-ce un thème important d’inspiration dans votre travail ?

Je me laisse imprégner des thèmes et des cultures des pays où j’ai vécu, c’est évident. Mais cela n’a d’intérêt que si on cherche à transcender les images les plus « chromos » des lieux en question. Cela peut passer par une interrogation sur les matériaux. J’ai ainsi peint sur des pagnes africains que je voyais tous les jours portés au Sénégal. Dans ce cas, c’est le matériau qui était africain, pas le thème choisi, qui, lui pouvait être déconnecté de l’Afrique. D’ailleurs, c’est en partie ce que j’expose en juin à Lunel : des robes peintes sur des tissus africains.
Parfois au contraire, je retiens de mon immersion dans un lieu, une technique.

Toujours au Sénégal, je me suis penché sur la technique de la peinture sous-verre, telle que la pratiquent les artisans. Là encore, il s’agissait d’utiliser une technique qui sert à produire des souvenirs pour touristes à grande échelle, et essayer d’en faire autre chose, de s’en servir pour explorer d’autres voies en matière d’art plastique.
Bref, je cherche à concilier ce que m’apporte le hasard, avec l’envie de creuser des techniques ou des thèmes connus dans des endroits où j’ai pu m’installer quelque temps.

Parfois, cela peut aussi passer par des installations, comme c’est le cas dans l’expo de Lunel, avec l’installation à base de sacs de jute, de bananes et de gorilles.

✚ Et vous êtes aussi photographe ?

Oui, avec la même approche : photographier des éléments précis, mais les montrer comme des choses abstraites. C’est le cas de la série que j’ai faite sur les crépis défraichis sur les murs : en agrandissant 1 cm² en grand format (65×50), on obtient une réalité toute différente.

Michel Grisvar a fait l’objet d’une « Rencontre » dans le n°12 d’Art dans l’Air (janvier-février 2015). 

 

✚ Actualité

Exposition à Lunel, 2-25 juin
Salle Louis Feuillade – 48 boulevard Lafayette
Grands formats et photos.
Vernissage 1er juin, 19h.

 

✚ Contactez l’artiste

Atelier : 37, cours Gabriel Péri LUNEL
E Mail : michel.grisvard@gmail.com
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