Mirabilia, mot emprunté au latin, désigne les choses étonnantes, admirables, et par extension le merveilleux. La nature peut produire des mirabilia, mais c’est bien l’art, activité humaine par excellence, qui produit l’admirable.

La Maison des Consuls propose aux visiteurs de plonger dans un univers d’étrangeté, d’illusion, de fantasme, de métamorphose… Ainsi, les créatures hybrides de Julien Salaud issues d’un bestiaire mythologique et la Licorne de Maïder Fortuné nous entraînent dans l’univers sans limites de l’invention des chimères.

Avec les moulages écailleux de ses pieds, Perrine Lievens convoque les contes et légendes peuplés de sirènes. La peinture de Laurent Grasso, extraite de la série Studies into the past, participe à la fabrique du merveilleux à travers une image qui s’inscrit dans une temporalité ambiguë et irrationnelle.

Les portraits de dos (photos) de Natacha Lesueur traduisent le lien entre le corps et l’image fantasmée en donnant à voir des chevelures littéralement sculptées. L’étrangeté se manifeste aussi avec l’œuvre de Jean-Baptiste Caron (sculpture), une surface de cristal noir sur laquelle le visiteur souffle pour voir apparaître les mots « Le minuit des mondes », une expression empruntée à Rudolf Steiner. L’univers végétal est suggéré sous la forme d’une œuvre de Nick Ervinc.