L’Atelier de l’encadrement Laurence Allais accueille MC Béguet du 29 septembre au 18 novembre.

De la lumière à l’ombre.

Lignes tracées à main levée «avec, par précaution, très peu de lignes d’abord». Puis ces lignes sont renforcées, superposées. La surface non travaillée est peu à peu envahie. Les zones gravées grandissent, s’étalent, sortent petit à petit du cadre initial.

Prennent place progressivement des gris, des noirs d’intensités variables. Rythmes, vibrations, envahissement, recouvrement… évolution dans le temps. Les outils employés permettent d’obtenir des gris et des noirs d’intensités et de qualités différentes.

Le burin creuse un sillon propre : ligne imprimée sombre et froide. Les lignes tracées à l’eau-forte sont nettes et souples. La pointe sèche dégage de fines barbes le long du sillon : la trace imprimée sera floue.

La manière noire donnera des noirs, gris velours, recouvrant ce qui a été tracé auparavant. Les tirages d’état restituent l’évolution des étapes : une matrice donne naissance à une série d’estampes témoins des transformations successives.

Je pratique la gravure dans un esprit d’expérimentation et de recherche au même titre que le dessin, l’encre, la peinture. Ce projet évolue en douceur.

Le format actuel s’agrandit, la ligne s’allonge, les surfaces se déplacent, se superposent. La transformation est aléatoire, empirique.

Recherches à l’encre

Recherches qui se répondent, entre la gravure et le dessin à l’encre, sur carnet ou sur papier Wenzhou en rouleau. Alternance du travail sur format réduit ou sur des lais de 0,70 m x 1 m, 2 m, ou 2,50 m. Jeux de transparence, de flous, de lignes nettes ou se fondant dans l’eau des lavis.